(Bordeaux, 1885 – Paris, 1962)
Les Pins à Piquey, 1961
Gouache sur papier
Timbre de la signature en bas à droite
56,3 x 45 cm
Provenance :
- Succession de l’artiste
- Collection privée, France
Bibliographie :
Sera inclus dans le Catalogue raisonné de l’œuvre peint d’André Lhote en préparation par Madame Dominique Bermann-Martin
Certificat d’authenticité de Dominique Bermann-Martin, fait à Paris
A l'été 1917, André Lhote et son épouse Marguerite passent leurs vacances à Piquey, dans le bassin d'Arcachon en compagnie de Jean Cocteau. Lors de ce séjour, le poète écrit « On se promène tout nu dans des paysages du Texas. Je pêche un peu et lis beaucoup ».
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André Lhote et Jean Cocteau au Petit-Piquey, 1917
Cliché photographique
Devant la cabane que Lhote appelait sa chaumière indienne, on reconnaît à gauche André Lhote et à droite Jean Cocteau qui venait de lancer la mode du bronzage. « Connaissez-vous le bain de soleil ? C’est un charlatan sur un carrosse d'or. Il chloroforme, arrache les souvenirs. Vous devenez une brute, vous adoptez la couleur de la terre, de l'écorce, des bêtes ... Hélas le hâle est un indien caché. Il se montre au soleil et peu à peu recule en rampant, comme il était venu. On retrouve vite à Paris la teinte des immeubles, des visages pâles, mais on garde après ces cures un flair et un équilibre qui se perdent dans les villes. » (J. Cocteau)
Grand-Piquey et Petit-Piquey sont de ravissants petits villages ostréicoles dont les sites sauvages de bord de mer attireront de nombreux artistes tels que Diego Rivera, Jacques Lipchitz, Georges Auric, Jean et Valentine Hugo …
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Le Petit-Piquey, La Pointe aux chevaux
Carte postale
André Lhote retourne à Piquey de nombreuses fois durant sa vie. Dans cette gouache, Les Pins à Piquey, réalisée en 1961, l’artiste se concentre sur les arbres qui rythment la composition par de souples verticales dans une gamme chromatique très personnelle évoquant un paysage pur, idyllique et exotique.